Hauteur maximale : la règle du PLU prime
Il n'existe aucune hauteur maximale nationale pour une clôture. C'est le PLU communal qui fixe la limite, généralement entre 1,60 m et 2 m pour un mur plein, jusqu'à 2 m pour une clôture ajourée, avec des plafonds plus bas en zone pavillonnaire ou en lotissement. En l'absence de PLU, le Code civil (article 663) ne fixe qu'une hauteur minimale entre voisins : 2,60 m dans les communes de moins de 50 000 habitants, 3,20 m au-delà. C'est un minimum mitoyen, jamais un droit de monter aussi haut.
Distances de plantation d'une clôture végétale
Une haie est une clôture vivante, et le Code civil (article 671) impose des distances par rapport à la limite séparative selon sa hauteur : 0,50 m minimum si la haie ne dépasse pas 2 m, 2 m minimum au-delà de 2 m de hauteur, mesurées depuis le milieu du tronc. Le voisin peut exiger l'arrachage ou la réduction d'une plantation non conforme : un contentieux classique, évitable d'un trait de plan.
Clôture mitoyenne ou privative : qui paie quoi
La clôture privative est posée strictement sur votre parcelle, à vos seuls frais : vous en êtes propriétaire, votre voisin n'a rien à dire sur le modèle. La clôture mitoyenne est implantée sur la limite : en zone urbaine, le Code civil (articles 663 et suivants) permet de contraindre son voisin à participer aux frais d'édification et d'entretien, mais impose l'accord sur le modèle. En cas de doute sur la limite, un bornage par géomètre-expert évite le contentieux : sans lui, une clôture posée 15 cm trop loin devient un empiétement, et l'empiétement, même minime, peut se solder par une démolition.
Valeurs de référence à confronter au PLU et au cahier des charges de lotissement, souvent plus stricts. La hauteur du Code civil est un minimum entre voisins, pas une autorisation de construire à cette hauteur.