Autorisation d'urbanisme
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Le permis de construire est l'autorisation d'urbanisme requise pour les constructions neuves, les extensions au-delà des seuils, les surélévations, les ERP et les changements de destination accompagnés de travaux structurels.

Le recours à un architecte est obligatoire au-delà de 150 m² de surface de plancher. Les délais d'instruction sont de 2 mois pour une maison individuelle et de 3 mois pour les autres projets, majorables en secteur protégé.

Permis de construire : quand est-il obligatoire et comment sécuriser le dépôt ?

Vérifiez rapidement si votre projet relève d'un permis de construire, quel Cerfa utiliser et comment préparer un dossier que la mairie accepte au premier dépôt, sans repartir pour deux à trois mois d'instruction supplémentaires.

Dépôt clé en main partout en France Architecte HMONP, lecture du PLU, des servitudes et de l'avis ABF avant dépôt.
Permis de construireDéclaration préalableExtension de maisonSurélévationRénovationAménagement intérieurConstruction de maisonSuivi de chantierÉtude de faisabilitéPermis de démolir
Réponse immédiate

Ce qu'il faut vérifier avant de déposer un permis de construire

Le permis de construire ne se résume pas à un Cerfa rempli. Avant d'engager le dépôt, le bon réflexe est de confirmer le régime applicable, d'évaluer la surface de plancher créée et de vérifier que le projet tient face au PLU local.

  • Vérifier que le projet relève bien d'un permis de construire et non d'une déclaration préalable.
  • Choisir le bon Cerfa : 13406*15 maison individuelle, 13409*15 autres constructions, 13411 modification, 13412 transfert.
  • Évaluer la surface de plancher créée et l'emprise au sol pour anticiper le seuil de 150 m² qui rend l'architecte obligatoire.
  • Préparer un dossier cohérent avec le PLU, les servitudes, la copropriété éventuelle et l'avis ABF en secteur protégé.
Maison individuelle 2 mois

Délai standard d'instruction pour une maison individuelle et ses annexes, dossier complet.

Autres projets 3 mois

Délai pour les ERP, immeubles et bâtiments hors maison individuelle, dossier complet.

Architecte obligatoire > 150 m²

Recours obligatoire à un architecte au-delà de 150 m² de surface de plancher.

Définition & régime

Qu'est-ce qu'un permis de construire et qui le délivre ?

Le permis de construire est une autorisation d'urbanisme délivrée par la mairie de la commune où se situe le terrain. C'est elle qui instruit le dossier, au nom de la commune lorsqu'il existe un plan local d'urbanisme (PLU), ou au nom de l'État dans les rares communes sans document d'urbanisme. Le maire signe l'arrêté. Concrètement, l'autorisation atteste que votre projet est conforme aux règles d'urbanisme applicables au terrain : implantation, hauteur, emprise, aspect extérieur, stationnement, raccordements.

Le permis de construire concerne les opérations les plus structurantes : construire un bâtiment neuf, agrandir une construction existante au-delà des seuils, surélever, créer un établissement recevant du public, ou modifier la destination d'un local quand les travaux touchent la structure ou la façade. Pour les travaux de moindre ampleur, c'est la déclaration préalable de travaux qui s'applique : une procédure plus légère, instruite en un mois, que je traite sur une page dédiée.

Qui peut déposer la demande ? Le propriétaire du terrain, son mandataire, une personne autorisée par le propriétaire, ou le titulaire d'un droit de construire. En copropriété, l'accord de l'assemblée générale est requis dès que le projet touche les parties communes ou l'aspect de l'immeuble. Ce point est souvent négligé et fait capoter des dossiers pourtant techniquement irréprochables : un permis obtenu sans l'autorisation de la copropriété reste fragile et attaquable.

Surface de plancher et emprise au sol : les deux mesures qui décident de tout

Tout le régime d'autorisation repose sur deux surfaces, qu'il ne faut jamais confondre. La surface de plancher est la somme des surfaces closes et couvertes de chaque niveau, mesurée au nu intérieur des murs, après déduction des trémies, des combles bas de moins de 1,80 m de hauteur, des locaux techniques et des stationnements. L'emprise au sol est la projection verticale du volume de la construction au sol, débords et surplombs inclus. Un projet peut générer beaucoup d'emprise et peu de surface de plancher (un carport ouvert, par exemple) et inversement.

Pourquoi est-ce décisif ? Parce que les seuils qui déclenchent le permis de construire et l'obligation de recourir à un architecte s'apprécient sur ces deux grandeurs. Une erreur de quelques mètres carrés dans le calcul, et vous déposez la mauvaise procédure, ou vous franchissez sans le savoir le seuil des 150 m² de surface de plancher.

Permis de construire ou déclaration préalable : la frontière exacte

La règle générale pour une extension ou une construction nouvelle isolée se lit sur la surface de plancher ou l'emprise au sol créée. Le tableau ci-dessous résume les seuils de bascule entre absence de formalité, déclaration préalable et permis de construire.

Surface de plancher ou emprise créée Formalité Cas particulier
Jusqu'à 5 m²Aucune formalité (en général)Déclaration préalable dès le 1er m² en secteur protégé / ABF
De 5 à 20 m²Déclaration préalableSeuil porté à 40 m² pour une extension en zone urbaine sous PLU
Au-delà de 20 m² (ou 40 m²)Permis de construireConstruction neuve isolée : permis dès plus de 20 m²
Surface totale du bâtiment > 150 m²Permis de construire + architecte obligatoireMême pour une extension de 25 m² qui fait franchir le seuil

La nuance que beaucoup ignorent : si une extension porte la surface totale du bâtiment au-delà de 150 m² de surface de plancher, le permis de construire et le recours à l'architecte redeviennent obligatoires, même pour une petite extension. Un changement de destination sans travaux sur la structure ni la façade relève de la déclaration préalable ; avec travaux structurels, du permis de construire. Pour trancher proprement, nous nous appuyons sur le cadre officiel publié par Service-Public.gouv.fr croisé avec le règlement de la zone concernée.

Dans quels cas le permis de construire est-il obligatoire ?

Quatre familles de projets basculent sous le régime du permis de construire. Repérer la vôtre est la première étape pour anticiper les pièces à fournir, le délai d'instruction et le niveau d'exigence de l'instructeur. Sélectionnez votre cas ci-dessous : chaque onglet détaille les situations concrètes et ce qui change dans le montage du dossier.

Régime principal

Toute construction neuve au-delà du seuil

Dès qu'un projet crée une surface de plancher ou une emprise au sol significative, ou qu'il s'agit d'un bâtiment indépendant ou d'une maison individuelle, le permis de construire est la règle, pas l'exception.

  • Maison individuelle et logement neuf

    Construction d'une maison individuelle, agrandissement créant un nouveau logement, immeuble collectif et bâtiment d'habitation.

  • Bâtiment indépendant

    Garage indépendant, hangar, dépendance ou annexe qui dépasse 20 m² de surface de plancher ou d'emprise au sol.

  • Construction technique ou agricole

    Bâtiment agricole, local technique, atelier ou structure professionnelle qui crée un volume bâti significatif.

Construction neuve soumise à permis de construire
Dossier recevable

Le bon Cerfa et les pièces obligatoires du dossier

Un dossier de permis de construire se compose d'un formulaire Cerfa et d'un ensemble de pièces graphiques et écrites listées dans le bordereau de dépôt. Choisir le mauvais formulaire ou oublier une pièce déclenche une demande de complément qui suspend l'instruction. Voici comment éviter l'un et l'autre.

Choisir le bon formulaire Cerfa

  • Cerfa 13406*15 : pour une maison individuelle et ses annexes (le cas le plus fréquent chez les particuliers).
  • Cerfa 13409*15 : pour les autres constructions : immeuble collectif, ERP, bâtiment professionnel, local commercial.
  • Cerfa 13411 : permis de construire modificatif, pour ajuster un permis déjà délivré et toujours valide sans repartir à zéro.
  • Cerfa 13412 : transfert de permis, pour faire passer le bénéfice du permis à une autre personne (vente du terrain, changement de maître d'ouvrage).

Les numéros de version des Cerfa évoluent : un formulaire périmé est un motif d'irrecevabilité. Nous travaillons toujours sur la version en vigueur publiée par l'administration au moment du dépôt.

Les huit pièces qui composent un dossier recevable

Un dossier de permis de construire complet repose sur un socle de pièces que l'instructeur attend de retrouver, nommées et numérotées :

  • PCMI1 : Plan de situation du terrain. Il localise le terrain dans la commune et permet à l'instructeur d'identifier la zone du PLU et les servitudes applicables.
  • PCMI2 : Plan de masse. La pièce maîtresse. Il montre l'implantation projetée, les distances aux limites séparatives, les hauteurs, les réseaux, les arbres conservés ou abattus, les places de stationnement. Un plan de masse imprécis est la première cause de demande de pièces.
  • PCMI3 : Plan en coupe du terrain et de la construction. Il révèle le profil du terrain naturel avant et après travaux, et la façon dont le bâtiment s'inscrit dans la pente.
  • PCMI4 : Notice décrivant le terrain et le projet. Le texte qui raconte le parti architectural, les matériaux, les couleurs, le traitement des abords. En secteur protégé, c'est elle qui convainc l'ABF.
  • PCMI5 : Plan des façades et des toitures. Toutes les faces du bâtiment, avec les matériaux et les ouvertures.
  • PCMI6 : Document graphique d'insertion (insertion paysagère). Une vue du projet inséré dans son environnement réel, qui démontre l'intégration au site.
  • PCMI7 et PCMI8 : Photographies. Deux photos situant le terrain dans son environnement proche et lointain.

S'ajoutent, selon le projet : l'attestation de prise en compte de la réglementation environnementale RE2020 pour les constructions neuves, l'étude géotechnique en zone argileuse, le formulaire de déclaration des éléments nécessaires au calcul des impositions, et la notice de sécurité ou d'accessibilité pour un ERP.

Ce qui distingue un dossier accepté au premier dépôt

Service-Public.gouv.fr vous dira quelles pièces fournir. Aucun guide ne vous dira ce qui fait qu'une pièce « passe » ou « bloque ». La différence se joue dans le détail : un plan de masse qui cote chaque distance aux limites pour que l'instructeur n'ait pas à mesurer lui-même ; une insertion paysagère réaliste plutôt qu'un photomontage approximatif que l'ABF rejettera ; une notice qui répond, par avance, aux objections prévisibles de la zone. Un dossier lisible n'est pas un dossier joli : c'est un dossier que l'instructeur n'a pas besoin de retraduire pour comprendre. C'est là que se joue le premier dépôt.

Nous nous occupons de votre dossier de permis

Délais

Comprendre le délai d'instruction du permis de construire

Le délai annoncé n'est qu'un repère. Ce qui compte vraiment, c'est ce qui déclenche le décompte, ce qui le suspend et les cas où la mairie peut notifier une durée différente.

Récépissé et point de départ

Le récépissé remis au dépôt fixe la date de départ. Le délai d'instruction court à partir du dépôt d'un dossier réputé complet.

Maison individuelle : 2 mois

Pour une maison individuelle et ses annexes, le délai standard d'instruction est de 2 mois à compter du dépôt complet.

Autres projets : 3 mois

Pour les ERP, immeubles, bâtiments collectifs et autres constructions, le délai standard est de 3 mois.

ABF ou secteur protégé

En secteur sauvegardé, à proximité d'un monument historique ou en cas de consultations supplémentaires, le délai peut être majoré d'un mois ou plus.

Deux mois pour une maison individuelle et ses annexes, trois mois pour les autres projets : ces délais courent à compter du dépôt d'un dossier réputé complet. C'est tout l'enjeu. Si la mairie demande une pièce manquante dans le premier mois, le compteur est remis à zéro à réception de la pièce. Un dossier incomplet ne fait donc pas « perdre une pièce » : il fait perdre des semaines entières.

Le délai est majoré d'un mois en cas de consultation de l'architecte des Bâtiments de France, et peut atteindre quatre à six mois pour un ERP soumis à l'avis de la commission de sécurité et d'accessibilité. En l'absence de réponse dans le délai, un permis tacite peut naître, mais ce silence vaut acceptation seulement dans certaines conditions, et jamais en secteur protégé où l'avis de l'ABF reste requis. Anticiper la bonne durée évite de planifier un chantier sur une date qui ne tient pas.

La décision de la mairie

Permis explicite, tacite, refus, sursis à statuer

À l'issue de l'instruction, quatre issues sont possibles, et chacune appelle une réaction différente. Le permis explicite est l'arrêté signé du maire qui accorde l'autorisation, éventuellement assorti de prescriptions (teinte de façade imposée, plantation, modification d'accès). Ces prescriptions ont valeur d'obligation : les ignorer fragilise le permis. Le refus est un arrêté motivé qui détaille les règles auxquelles le projet se heurte ; il ouvre des voies de recours détaillées plus bas.

Le permis tacite et ses pièges

Si la mairie garde le silence au-delà du délai d'instruction, un permis tacite peut naître : l'absence de réponse vaut acceptation. C'est une sécurité réelle, mais piégeuse. Le permis tacite n'existe pas dans certains cas (secteur protégé avec avis ABF, ERP soumis à autorisation de travaux, projet nécessitant l'accord d'un service extérieur). Et même quand il existe, vous ne disposez pas d'un arrêté écrit : pour démarrer sereinement, il faut demander à la mairie un certificat attestant l'absence d'opposition. Nous accompagnons cette démarche, car un chantier lancé sur la foi d'un permis tacite mal sécurisé reste exposé.

Le sursis à statuer : l'incertitude que personne ne vous explique

C'est le cas le plus anxiogène et le moins traité par les guides en ligne. Quand la commune prépare une révision de son PLU et que votre projet risque de compromettre la future règle, le maire peut prononcer un sursis à statuer : il ne refuse pas, il suspend la décision, pour une durée pouvant atteindre deux ans. Votre projet est gelé sans être rejeté. À l'issue du sursis, vous pouvez confirmer votre demande, et la mairie doit alors statuer. Le sursis à statuer ne se devine pas dans le formulaire : il se détecte en amont, en lisant les délibérations de la commune et l'état d'avancement du PLU.

Permis refusé : recours gracieux, hiérarchique, contentieux

Un refus n'est pas une fin. Trois voies coexistent, avec des délais stricts à compter de la notification du refus :

  • Le recours gracieux : vous demandez au maire de revenir sur sa décision, dans un délai de deux mois. C'est souvent la voie la plus rapide quand le refus repose sur un point précis et corrigeable.
  • Le recours hiérarchique : adressé au préfet, lorsque la décision relevait d'une compétence de l'État.
  • Le recours contentieux : porté devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois. C'est la voie juridictionnelle, plus longue et plus coûteuse.

Dans la pratique, lorsque le refus tient à des défauts du dossier, la voie la plus efficace n'est ni gracieuse ni contentieuse : c'est un nouveau dépôt corrigé, qui répond point par point aux motifs de l'arrêté. C'est exactement ce travail de relecture et de correction que nous menons, qu'il s'agisse de votre dossier ou d'un dossier monté ailleurs et refusé.

Architecte

Pourquoi l'architecte change la donne sur le permis de construire

Au-delà de 150 m² de surface de plancher, le recours à un architecte est exigé par la loi pour signer le dépôt : c'est un fait, pas un argument de vente. En dessous de ce seuil, l'architecte n'est pas obligatoire, et nous vous le disons franchement. Notre valeur tient à la lecture du PLU, à la cohérence du dossier et à la défense du projet face à l'instruction. Un dossier que nous montons est un dossier pensé pour ne pas être refusé.

Ce que notre méthode apporte

  • Architecte HMONP, intervention exigée par la loi au-delà de 150 m² de surface de plancher

  • Lecture croisée du PLU, du règlement de copropriété et des servitudes avant de figer le projet

  • Préparation d'un dossier lisible que l'instructeur n'a pas besoin de retraduire pour comprendre

  • Coordination avec l'ABF en secteur protégé et avec les services urbanisme de la commune

Dossiers où cet accompagnement est utile

  • Construction neuve, extension lourde, surélévation ou maison individuelle au-delà du seuil légal

  • Projet ERP, local commercial, hôtel, restaurant ou opération à usage professionnel

  • Bien en zone protégée, périmètre ABF, secteur sauvegardé ou abord de monument historique

  • Projet sous-évalué en déclaration préalable et redirigé vers le permis de construire

  • Régularisation d'un projet déjà commencé ou achevé sans autorisation

Risques

Ce qu'un dossier mal cadré peut réellement coûter

Sur un permis de construire, le coût d'une erreur ne se mesure pas en honoraires économisés. Il se mesure en mois d'instruction perdus, en chantiers bloqués, en recours coûteux et parfois en amendes lourdes.

Éviter un refus coûteux

Un dossier incohérent ou mal cadré déclenche un refus motivé. Le recours gracieux puis contentieux peut bloquer le projet 6 à 12 mois et imposer un nouveau dépôt complet.

Anticiper le sursis à statuer

Quand la mairie pressent une évolution prochaine du PLU, elle peut suspendre la décision jusqu'à 2 ans. Un projet bien cadré en amont évite cette zone d'incertitude.

Éviter l'amende et la démolition

Des travaux sans autorisation exposent à une amende pouvant atteindre 6 000 € par mètre carré, à une obligation de démolition ou de mise en conformité aux frais du maître d'ouvrage.

ERP & commerces

ERP, commerces et restaurants : le permis qui cumule trois autorisations

C'est l'angle mort de tous les guides nationaux, et un sujet central pour les commerces que nous accompagnons en Île-de-France. Un établissement recevant du public (restaurant, bar, boutique, hôtel, cabinet, salle de réception) ne se contente pas d'un permis de construire. Le permis se cumule avec deux autorisations spécifiques qui s'instruisent en parallèle et conditionnent l'ouverture au public.

Accessibilité PMR et sécurité incendie

Tout ERP doit respecter les règles d'accessibilité aux personnes à mobilité réduite (cheminements, largeurs de passage, sanitaires adaptés, signalétique) et les règles de sécurité contre l'incendie et la panique (dégagements, désenfumage, matériaux, effectif admissible). Lorsque les travaux relèvent du permis de construire, l'autorisation de travaux ERP est intégrée à la demande de permis : un seul dossier, mais qui doit satisfaire trois corps de règles à la fois. La commission de sécurité et la sous-commission d'accessibilité rendent un avis, et leur consultation allonge le délai d'instruction.

Un projet de restaurant ou de commerce mal monté se heurte typiquement à une mise en accessibilité insuffisante ou à un dégagement non conforme : des points qui, détectés après ouverture, imposent des travaux correctifs coûteux. Nous concevons le projet en intégrant ces contraintes dès l'esquisse, pour que l'aménagement commercial voulu et les règles ERP coïncident plutôt que de s'affronter.

Le changement de destination avec travaux structurels

Transformer un commerce en logement, un local d'activité en habitation, un atelier en bureaux : le changement de destination est l'opération la plus courante en zone dense, et l'une des plus mal cadrées. Sans travaux sur la structure ni la façade, une déclaration préalable suffit. Mais dès que l'on touche aux murs porteurs, à la charpente ou à l'aspect extérieur (ce qui est presque toujours le cas pour une transformation réelle), c'est un permis de construire. Et si le bâtiment passe d'un usage non résidentiel à du logement, les règles d'habitabilité, de surface, d'éclairement naturel et de performance énergétique s'appliquent pleinement. Nous sécurisons ces opérations de bout en bout. Pour aller plus loin, voir notre page dédiée au changement de destination.

Île-de-France

Permis de construire en Île-de-France : ce qui change d'une commune à l'autre

La réglementation nationale fixe le cadre, mais c'est le PLU communal qui décide. Et en Île-de-France, ces règlements sont parmi les plus exigeants et les plus contrôlés de France. Une même extension passe sans difficulté dans une commune de grande couronne et se heurte à un refus dans une commune au tissu protégé. Voici ce qu'il faut savoir avant de déposer, selon l'endroit où se trouve votre terrain.

Paris : le BASU et les périmètres ABF

À Paris, le dépôt passe par le bureau d'accueil et de service à l'usager, entièrement dématérialisé. Le PLU parisien est dense, et une part considérable de la capitale est couverte par des périmètres de protection au titre des monuments historiques et par le plan de sauvegarde du Marais. Concrètement, beaucoup de projets parisiens déclenchent l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, ce qui majore le délai et impose une exigence patrimoniale forte sur les façades, les menuiseries et les toitures.

Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Vincennes : la densité ABF

Plusieurs communes des Yvelines, des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne sont quasi intégralement couvertes par des périmètres de protection patrimoniale. À Versailles, Saint-Germain-en-Laye ou Vincennes, supposer qu'un projet échappe à l'ABF est l'erreur la plus fréquente. Un échange préalable avec l'architecte des Bâtiments de France, avant le dépôt, change tout : il transforme un avis subi en avis négocié. Nous conduisons ces échanges en amont, dans le langage attendu par l'administration patrimoniale.

Délais réels par commune et maillage local

Le délai légal est un plancher, pas une promesse. Selon la charge du service urbanisme, la nécessité de consultations et la période de l'année, le délai réel varie sensiblement d'une commune à l'autre. Nous accompagnons des dépôts dans tout le territoire francilien : de Paris à Versailles, Nanterre, Créteil, Boulogne-Billancourt, Saint-Denis, Argenteuil, Montreuil, Meaux, Melun, Pontoise, Évry-Courcouronnes. Pour les spécificités de votre commune, consultez la page dédiée à votre ville depuis le répertoire des villes en permis de construire.

Coûts

Combien coûte un permis de construire ? Taxes, études et honoraires

Le dépôt d'un permis de construire est gratuit : la mairie ne facture pas l'instruction. Le coût réel d'un projet se compose ailleurs : des taxes dues à la construction, des études techniques et, le cas échéant, des honoraires de l'architecte qui monte et défend le dossier.

La taxe d'aménagement et la redevance d'archéologie préventive

La taxe d'aménagement est due pour toute création de surface de plancher de plus de 5 m². Son montant dépend d'une valeur forfaitaire au mètre carré fixée nationalement et revalorisée chaque année, multipliée par les taux votés par la commune et le département. Elle se règle après l'obtention du permis, généralement en deux échéances pour les montants élevés. S'y ajoute, pour les projets affectant le sous-sol, la redevance d'archéologie préventive.

Instruction mairie 0 €

Le dépôt et l'instruction d'un permis de construire sont gratuits. Aucun droit n'est dû à la mairie pour l'examen du dossier.

Études préalables Variable

Relevé, étude géotechnique en zone argileuse, étude thermique RE2020 pour le neuf : engagées selon la nature du projet.

Honoraires architecte Sur devis après faisabilité

Du simple montage de dossier à la maîtrise d'œuvre complète. Chiffrés après le rendez-vous d'analyse de faisabilité.

Taxe d'aménagement Après le permis

Due pour toute création de surface de plancher de plus de 5 m², réglée une fois le permis obtenu, sur la base des taux communaux et départementaux.

Timeline financière : quand payer quoi

Aucun guide ne l'explique clairement, et c'est pourtant ce que tout maître d'ouvrage veut savoir. Voici l'ordre réel des dépenses.

  1. Étape 1

    Études préalables

    Relevé, géotechnique en zone argileuse, étude thermique RE2020 pour le neuf, lorsque le projet l'exige.

  2. Étape 2

    Conception et montage du dossier

    Honoraires de conception et de montage, échelonnés selon l'avancement, jusqu'au dépôt en mairie.

  3. Étape 3

    Après l'obtention du permis

    La taxe d'aménagement est appelée après la délivrance, en une ou deux échéances selon le montant.

Les honoraires d'architecte cités par les comparateurs du marché s'échelonnent largement selon la nature et la complexité du projet, du simple montage de dossier à la maîtrise d'œuvre complète qui suit le chantier. Plutôt que d'afficher une grille qui banaliserait un travail sur mesure, nous chiffrons votre projet précisément après un rendez-vous d'analyse de faisabilité, qui nous permet d'évaluer la charge réelle. Vous savez à quoi vous engager avant de signer quoi que ce soit.

Obtenir un devis après analyse de faisabilité

Où déposer votre dossier de permis

À Paris, le dépôt passe par le BASU en ligne. Dans les autres communes, le canal dépend de l'organisation locale : dépôt dématérialisé, courrier recommandé ou remise directe en mairie.

Dépôt en ligne

Dépôt en ligne

À Paris via le BASU. Hors Paris, la commune peut accepter un dépôt dématérialisé via son téléservice ; les modalités se vérifient sur le site de la mairie.

Courrier recommandé

Courrier recommandé

Le dossier peut être envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception, en plusieurs exemplaires selon les exigences locales.

Remise en main propre

Remise en main propre

Dépôt direct au guichet urbanisme de la mairie. Le récépissé remis sert de point de départ pour le calcul du délai d'instruction.

Personne morale > 3 500 hab.

Personne morale > 3 500 hab.

Dans une commune de plus de 3 500 habitants, une personne morale doit transmettre sa demande uniquement par voie électronique.

Après l'arrêté

Affichage, DOC, DAACT et validité du permis

L'obtention de l'arrêté ne ferme pas le dossier. Affichage sur le terrain, déclaration d'ouverture de chantier, suivi du délai de validité et déclaration d'achèvement sont autant de points qui peuvent fragiliser le permis si on les rate.

  • L'autorisation doit être affichée sur le terrain de façon visible depuis l'espace public pendant toute la durée du chantier.
  • Une déclaration d'ouverture de chantier (DOC, Cerfa 13407*03) doit être déposée dès le début effectif des travaux.
  • La validité du permis est de 3 ans, prorogeable d'un an renouvelable une fois sous conditions, soit jusqu'à 5 ans au total.
  • En fin de travaux, une DAACT (Cerfa 13408*05) déclare l'achèvement et la conformité. La mairie a 3 mois pour contester, 5 mois en secteur protégé.
Affichage et suivi d'un permis de construire
3 ans de validité initiale
Régularisation

Régulariser un projet déjà commencé ou achevé sans autorisation

Travaux entamés sans permis, extension construite par un précédent propriétaire et jamais déclarée, véranda ajoutée « à l'époque où personne ne demandait rien » : la situation est plus fréquente qu'on ne l'avoue, et elle devient un problème au moment de vendre, d'assurer ou de financer le bien. Construire sans l'autorisation requise expose à une amende, à une obligation de mise en conformité, voire de démolition aux frais du maître d'ouvrage, et l'infraction reste poursuivable plusieurs années.

La voie de sortie est le permis de construire de régularisation : on dépose, a posteriori, le dossier qui aurait dû l'être, en présentant l'existant tel qu'il est et en démontrant sa conformité aux règles actuelles. L'exercice est délicat (il faut parfois corriger physiquement ce qui ne passe pas), mais il assainit définitivement la situation. Nous montons ces dossiers de régularisation avec le même soin qu'un dépôt initial. Voir la page dédiée à la régularisation de permis de construire.

Qui fait quoi

Architecte, dessinateur, constructeur ou auto-dépôt

Quatre options existent pour monter un permis de construire. Elles n'engagent ni la même responsabilité, ni le même niveau de sécurité juridique. Comparons honnêtement.

  1. 1

    L'auto-dépôt

    Vous montez vous-même le dossier. Possible en dessous de 150 m², gratuit, mais vous portez seul le risque d'erreur d'aiguillage, de pièce manquante et de non-conformité au PLU. Le moindre refus vous coûte plusieurs mois.

  2. 2

    Le dessinateur en bâtiment

    Il réalise des plans, souvent à moindre coût, mais n'engage pas de responsabilité d'architecte inscrit à l'Ordre et ne peut pas signer un dépôt au-delà de 150 m². Sa lecture réglementaire varie fortement d'un intervenant à l'autre.

  3. 3

    Le constructeur de maisons (CCMI)

    Dans le cadre d'un contrat de construction de maison individuelle, le constructeur monte le permis, mais le projet est cadré par son catalogue et son intérêt, pas par le vôtre. Vous n'avez pas de conseil indépendant.

  4. 4

    L'architecte HMONP inscrit à l'Ordre

    Conception, montage, dépôt et défense du dossier, sous couvert d'une assurance professionnelle et d'une responsabilité engagée. C'est le seul intervenant qui combine signature légale au-delà de 150 m², lecture experte du PLU et indépendance vis-à-vis du chantier.

Le bon choix dépend de votre projet, de sa surface et de votre tolérance au risque. Nous vous le disons sans détour lors de l'analyse de faisabilité : si votre projet ne justifie pas un architecte, nous vous orientons vers la solution adaptée.

Méthode & expertise

La méthode Wafa Lahmar : un dossier pensé pour passer l'instruction

L'atelier est dirigé par Wafa Lahmar, architecte HMONP inscrite à l'Ordre des architectes, installée à Paris et intervenant dans toute l'Île-de-France. Nous accompagnons des particuliers et des commerces sur leurs autorisations d'urbanisme : permis de construire, déclaration préalable, changement de destination, projets ERP. Chaque dossier est couvert par une assurance souscrite auprès d'un assureur professionnel reconnu.

Notre méthode tient en quatre temps : un rendez-vous d'analyse de faisabilité où nous vérifions le régime applicable, lisons le PLU et identifions les points sensibles ; une conception conforme qui concilie votre projet et les règles de la zone ; un montage de dossier lisible que l'instructeur n'a pas à retraduire ; et un suivi jusqu'à la décision, y compris les échanges avec l'ABF et le service urbanisme. L'objectif n'est pas de déposer vite, c'est de déposer juste, pour ne pas perdre les mois qu'un refus coûte.

Pour démarrer, tout commence par un rendez-vous d'analyse de faisabilité. Vous repartez avec un avis clair sur la faisabilité de votre projet et le bon régime à engager, que vous décidiez de travailler avec nous ou non. Pour toute question, écrivez à contact@wafa-lahmar-architecte.com.

Nous nous occupons de votre dossier de permis Réserver l'analyse de faisabilité

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FAQ

Questions fréquentes sur le permis de construire

Les réponses utiles pour vérifier le bon cadre, comprendre les délais et anticiper l'instruction avant de figer un projet.

Quelle surface autorisée sans permis de construire ?

En règle générale, aucune formalité en dessous de 5 m² de surface de plancher ou d'emprise au sol, déclaration préalable entre 5 et 20 m², et permis de construire au-delà de 20 m². Ce seuil de 20 m² passe à 40 m² pour une extension d'un bâtiment existant en zone urbaine sous PLU, sauf si le total dépasse 150 m², auquel cas le permis et l'architecte redeviennent obligatoires.

Qui peut faire une demande de permis de construire ?

Le propriétaire du terrain, son mandataire, une personne qu'il a autorisée, ou le titulaire d'un droit de construire. En copropriété, l'accord de l'assemblée générale est requis dès que le projet touche les parties communes ou l'aspect de l'immeuble.

Quel est le délai d'instruction d'un permis de construire ?

Deux mois pour une maison individuelle et ses annexes, trois mois pour les autres projets, à compter du dépôt d'un dossier complet. Le délai est majoré d'un mois en secteur protégé ou sur consultation de l'ABF, et davantage pour un ERP soumis aux commissions de sécurité et d'accessibilité.

Le permis de construire est-il gratuit ?

Le dépôt et l'instruction par la mairie sont gratuits. Le coût d'un projet vient des taxes (taxe d'aménagement, redevance d'archéologie préventive), des études techniques éventuelles et des honoraires de l'architecte qui monte le dossier.

Quand le recours à un architecte est-il obligatoire ?

Dès que la surface de plancher du projet dépasse 150 m², le recours à un architecte est obligatoire pour signer le dépôt, sauf pour un exploitant agricole construisant pour son exploitation. En dessous, l'architecte est un choix de sécurisation, pas une obligation.

Quelle est la différence entre permis de construire et déclaration préalable ?

Le permis de construire concerne les constructions neuves, les extensions au-delà des seuils, les surélévations, les ERP et les changements de destination avec travaux structurels. La déclaration préalable vise les travaux plus légers, sous les seuils, et s'instruit en un mois. La frontière dépend de la surface créée, du PLU local et de la nature des travaux.

Combien de temps est valable un permis de construire ?

Trois ans à compter de la délivrance. Il devient caduc si les travaux n'ont pas commencé dans ce délai ou sont interrompus plus d'un an. Une prorogation d'un an, renouvelable une fois, peut être demandée au moins deux mois avant l'expiration, soit jusqu'à cinq ans au total.

Que faire en cas de refus de permis de construire ?

Trois voies : recours gracieux auprès du maire dans les deux mois, recours hiérarchique auprès du préfet, ou recours contentieux devant le tribunal administratif dans le même délai. Quand le refus tient à des défauts du dossier, un nouveau dépôt corrigé répondant point par point à la motivation est souvent la voie la plus rapide.

Qui peut contester un permis de construire et dans quel délai ?

Un tiers justifiant d'un intérêt à agir (typiquement un voisin dont les conditions d'occupation sont affectées) peut contester dans un délai de deux mois à compter du premier jour d'affichage régulier du permis sur le terrain. D'où l'importance d'un affichage continu et conforme.

Qu'est-ce qu'un permis de construire tacite ?

C'est l'autorisation qui naît du silence de la mairie au-delà du délai d'instruction : l'absence de réponse vaut acceptation. Il n'existe pas dans certains cas (secteur protégé avec avis ABF, ERP, projet soumis à l'accord d'un service extérieur). Mieux vaut demander à la mairie un certificat attestant l'absence d'opposition avant de démarrer.

Combien coûte un permis de construire avec un architecte ?

Les honoraires varient selon la nature, la surface et la complexité du projet, du simple montage de dossier à la maîtrise d'œuvre complète. Plutôt qu'une grille standard, nous chiffrons votre projet après un rendez-vous d'analyse de faisabilité, qui nous permet d'évaluer la charge réelle avant tout engagement.

Peut-on déposer un permis de construire sans architecte ?

Oui, en dessous de 150 m² de surface de plancher. Au-delà, la signature d'un architecte inscrit à l'Ordre est obligatoire. Même sous le seuil, l'intervention d'un architecte sécurise la lecture du PLU et réduit le risque de refus.

Quels documents pour un dossier de permis de construire ?

Un formulaire Cerfa et un ensemble de pièces : plan de situation, plan de masse, plan en coupe, notice descriptive, plans des façades et toitures, document d'insertion paysagère, deux photographies, plus selon le cas l'attestation RE2020, l'étude géotechnique et la notice ERP.

Quel Cerfa pour un permis de construire ?

Le Cerfa 13406*15 pour une maison individuelle et ses annexes, le 13409*15 pour les autres constructions (ERP, immeuble, local commercial), le 13411 pour un modificatif et le 13412 pour un transfert. Toujours utiliser la version en vigueur au moment du dépôt.

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