Le marchand de biens, un commerçant pas comme les autres
Le code de commerce qualifie l'activité du marchand de biens : selon l'article L110-1 1°, est réputé acte de commerce « toute acquisition de biens meubles pour les revendre, soit en nature, soit après les avoir travaillés et mis en œuvre ». La jurisprudence étend cette qualification aux biens immobiliers dès lors qu'il y a habitude (caractère répété) et intention spéculative (achat avec volonté de revendre). Le marchand est donc un commerçant au sens plein du terme : il est immatriculé au RCS, ses revenus sont imposés en BIC, il tient une comptabilité commerciale, il est soumis aux règles du droit des affaires.
Cette qualification le distingue radicalement du particulier qui vend sa résidence principale (plus-value privée, exonérée), de l'investisseur locatif (revenus fonciers ou BIC selon le régime), du promoteur (construction-vente, loi de 1971) et de l'agent immobilier (loi Hoguet de 1970, carte professionnelle, gestion pour le compte d'autrui). Le marchand achète et revend pour son propre compte, prend le risque économique de l'opération, et capte la totalité de la marge.
L'article 1115 du CGI : pivot fiscal du marchand de biens
Lorsque le marchand acquiert un bien immobilier, il dispose d'un régime fiscal spécifique inscrit à l'article 1115 du CGI : s'il prend dans l'acte authentique l'engagement de revendre le bien dans un délai maximal de cinq ans, les droits d'enregistrement sont réduits à 0,715 % au lieu du taux de droit commun de 5,80 % (porté à 6,40 % en Île-de-France depuis la majoration départementale). Sur une acquisition de 500 000 €, l'économie atteint plus de 25 000 € ; sur une acquisition de 2 M€, elle dépasse 100 000 €. C'est l'avantage fiscal le plus structurant du métier.
En contrepartie, si l'engagement n'est pas respecté à l'échéance, le marchand doit reverser au Trésor le différentiel de droits (5,085 %) majoré d'un intérêt de retard de 4,80 % par an (article 1840 G ter du CGI). En cas de revente partielle (par exemple vente à la découpe avec une fraction non revendue dans les cinq ans), la régularisation est proportionnelle à la fraction non revendue. Le respect du délai des cinq ans est donc un point de vigilance permanent dans la gestion des opérations en cours.
TVA marchand de biens : trois régimes à arbitrer
Le marchand de biens est assujetti à la TVA. À la revente, trois régimes possibles selon la nature du bien. Régime de la TVA sur la marge : applicable aux immeubles anciens (achevés depuis plus de cinq ans) acquis sans droit à déduction de TVA et revendus sans avoir été rendus neufs au sens fiscal. La TVA n'est calculée que sur la différence entre prix de vente TTC et prix d'achat TTC, multipliée par le taux de TVA (20 %) puis divisée par 1 + taux (1,20). Sur une marge de 50 000 €, la TVA marge représente environ 8 333 € au lieu de 40 000 € qu'imposerait une TVA sur prix total de 200 000 €.
Régime de la TVA sur prix total : applicable aux immeubles neufs au sens fiscal (achevés depuis moins de cinq ans, ou rendus neufs par des travaux qui ont modifié plus de la moitié des éléments de gros œuvre — surélévation, refonte de façades, refonte de planchers). TVA 20 % sur l'intégralité du prix de revente, déductible des TVA sur travaux et acquisitions. Régime des terrains à bâtir : TVA systématiquement due sur le prix total, sans option pour le régime de marge. Le choix de la stratégie de travaux (cosmétique ou structurelle) conditionne directement le régime de TVA applicable à la sortie.
Choisir la bonne structure juridique : SAS, SARL, EI, SCCV
La quasi-totalité des marchands de biens professionnels exercent en société commerciale soumise à l'IS. La SAS (société par actions simplifiée) domine le marché : capital social libre (1 € théorique, 10 000 € recommandés pour la crédibilité bancaire), gouvernance souple (président, statuts adaptables), responsabilité limitée aux apports, fiscalité à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà). La SARL reste utilisée pour des structures familiales ou très petites, avec une rigidité statutaire plus marquée et un statut social du gérant majoritaire moins favorable.
L'entreprise individuelle (EI) reste possible pour une opération unique, avec imposition à l'IR en BIC ; mais la responsabilité illimitée et l'imposition à la tranche marginale dissuadent dès qu'il y a plusieurs opérations. La SCCV (société civile de construction-vente) est une structure spécifique à la construction-vente, qui s'écarte du métier classique de marchand. Notre conseil : SAS à l'IS pour une activité régulière, EI uniquement pour tester une première opération sans risque structurant pour le patrimoine personnel.
Audit pré-achat : la pièce maîtresse de la rentabilité
Sur une opération de marchand de biens, l'audit pré-achat conditionne 80 % de la rentabilité finale. Trois axes structurent l'audit. Faisabilité réglementaire : lecture du PLU (CES, hauteur, prospects, zonage, secteur ABF), repérage des servitudes (passage, vue, alignement, ENS), vérification de la destination autorisée, conditions de changement de destination si applicable. Faisabilité technique : état de la structure (fondations, murs porteurs, planchers, charpente), repérage des risques amiante/plomb/termites, lecture des diagnostics existants, dimensionnement des reprises éventuelles. Chiffrage travaux : descriptif chiffré, ratio €/m² par lot, marge d'erreur attendue, identification des postes à risque.
Un audit faisabilité avant achat bien mené livre ses conclusions dans la semaine du compromis : le délai de réflexion offert par le compromis (7 jours pour le particulier, libre négociation pour le marchand) permet de retirer son offre, renégocier le prix à la baisse, ou signer en connaissance de cause. Économiser l'audit pour gagner quelques milliers d'euros est l'erreur la plus coûteuse du métier — chiffrer faux de 30 % sur 300 000 € de travaux équivaut à 90 000 € de marge envolée.
Le délai, variable cachée de la rentabilité
Sur une opération de marchand de biens, le temps coûte cher. Chaque mois supplémentaire entre l'acquisition et la revente cumule plusieurs charges : frais financiers du prêt marchand (TEG souvent supérieur à 5 %), charges courantes du bien (taxe foncière, charges de copropriété, fluides, assurance PNO), immobilisation des fonds propres qui ne produisent rien ailleurs, dégradation du timing de marché. Un retard de six mois sur une opération à 20 % de marge brute peut faire passer la marge nette de 12 à 6 % — la moitié de la rentabilité disparaît dans le délai.
La maîtrise du délai repose sur quatre leviers. Anticiper le dépôt de DP ou PC dès la signature du compromis (gain : 2 à 3 mois sur le calendrier). Constituer un dossier orienté instruction (pièces complètes, anticipations des questions de l'instructeur, gain : 1 à 2 mois sur le risque de complétude). Consulter les entreprises pendant l'instruction (gain : 1 mois de chantier). Tenir une réunion de chantier hebdomadaire avec décisions tracées (gain : prévention des dérives). L'architecte HMONP qui travaille pour le marchand intègre cette culture du délai dès le brief.
Achat-revente sans travaux : le cas du flip simple
Le flip simple, achat-revente sans travaux ou avec rafraîchissement minimal, reste possible mais sa marge est plafonnée. Sur des biens en zone tendue, la décote à l'achat (par rapport au prix de marché) est rarement supérieure à 10-15 %, ce qui laisse une marge brute du même ordre avant frais de notaire d'acquisition, frais financiers, frais de revente et fiscalité. La rentabilité nette dépasse difficilement 5-8 % sur ce schéma. C'est un métier de sourcing avant tout : il faut accéder à des biens en marché caché (succession, divorce, vente forcée, vente sous mandat exclusif, marchand off-market).
Le flip simple ne nécessite pas d'architecte (pas de travaux structurants), mais il peut bénéficier d'un audit pour valider l'absence de défauts cachés susceptibles de faire échouer la revente : structure fragilisée, infiltrations, sinistres en cours, contentieux de copropriété. La majorité des marchands débutent par du flip simple, puis montent en gamme vers les opérations à travaux qui dégagent plus de marge.
Achat-revente avec rénovation : le cœur du métier
La rénovation est l'opération la plus fréquente. Achat d'un appartement ou d'une maison en mauvais état ou démodé, rénovation complète (cuisine, salle de bains, sols, électricité, plomberie, peintures, parfois redistribution), revente à un acquéreur résident ou investisseur. La décote à l'achat sur un bien à rénover atteint 20-30 % par rapport à un bien équivalent rénové ; les travaux représentent en général 600 à 1 500 €/m² selon l'ampleur. Le différentiel finance la marge.
Les opérations de rénovation d'appartement et de rénovation de maison tournent en 8 à 18 mois selon l'ampleur. La signature architecte est obligatoire dès lors que le maître d'ouvrage est une personne morale (SAS marchand de biens) ou que la surface dépasse 150 m². Le rôle de l'architecte est de cadrer le programme, déposer la DP éventuelle, consulter les entreprises et piloter le chantier au cordeau. Sur ce type d'opération, la qualité d'exécution conditionne le prix de revente : un bien rénové « pro » se vend mieux qu'un bien rénové « bricolé ».
Division d'immeuble en lots : marge supérieure, complexité supérieure
Acheter un immeuble en bloc (immeuble haussmannien, immeuble de rapport, immeuble locatif des années 70) pour le diviser en lots de copropriété et revendre lot par lot est une opération à forte marge. Le différentiel entre le prix au m² d'un immeuble en bloc et la somme des m² vendus en lots peut atteindre 25-40 % en zone tendue. La complexité est juridique et opérationnelle : création du règlement de copropriété (notaire), état descriptif de division (EDD) par géomètre-expert, plans de division, travaux sur parties communes (cage d'escalier, ascenseur, façade, toiture, mise aux normes électricité et sécurité incendie), travaux sur parties privatives.
La loi Pinel-Carrez encadre la vente à la découpe : droit de préemption des locataires en place, délais de notification, formalités obligatoires. Sur un immeuble loué, la division impose une stratégie sur le devenir des locataires (rachat de bail, attente du congé, vente avec locataire). Notre page dédiée division d'immeuble en lots détaille le montage complet de cette opération.
Transformation bureaux en logements : l'opération à plus forte marge
La transformation d'un plateau de bureaux ou d'un immeuble tertiaire en logements est l'opération à plus forte marge disponible en zone tendue. Trois ressorts économiques. Le différentiel de prix au m² : à Paris, des bureaux secondaires s'achètent entre 4 000 et 7 000 €/m², les logements neufs se vendent entre 9 000 et 15 000 €/m². Le bonus de constructibilité de 30 % introduit par la loi ELAN pour les transformations bureau-logement, qui peut permettre d'agrandir le bien dans la même volumétrie autorisée. La demande structurelle de logements en zone tendue, qui sécurise la revente.
Les freins sont sérieux : autorisation de changement de destination obligatoire (article R421-14 du code de l'urbanisme), parfois bloquée par le PLU dans certains secteurs tertiaires protégés (notamment La Défense, Paris CBD, certains quartiers d'affaires régionaux) ; conformité aux normes logement (lumière naturelle 1/6 de la surface, hauteur sous plafond 2,30 m minimum, ventilation, accessibilité PMR, isolation acoustique et thermique) ; gestion structurelle du raccord entre l'ossature tertiaire et les exigences logement. Une page dédiée détaille cette opération : transformer des bureaux en logements.
Rentabilité d'une opération : les vrais ratios
La rentabilité d'une opération marchand de biens se calcule en plusieurs étages. Marge brute = prix de revente − prix d'achat − coût travaux − frais d'acquisition (notaire, garanties) − frais de revente (notaire vendeur si à charge, agence, marketing). Marge nette avant impôts = marge brute − frais financiers (intérêts emprunt, frais de dossier) − charges courantes pendant l'opération (taxe foncière, copro, fluides, assurance PNO) − honoraires (architecte, notaire, géomètre, expert-comptable, BET). Bénéfice imposable = marge nette − TVA due (sur marge ou sur prix total). Bénéfice après impôts = bénéfice imposable − IS (15 % puis 25 %).
À titre indicatif de cibles : marge brute 15-20 % sur opération simple, 20-30 % sur opération avec travaux lourds, 25-40 % sur opération à forte valeur ajoutée. Marge nette après impôts généralement 8-15 % du chiffre d'affaires sur des opérations bien menées. La rentabilité des fonds propres (ROE) dépend du levier financier : avec un apport de 20-30 % et un emprunt de 70-80 %, le ROE peut atteindre 25-50 % sur une opération de 18 mois — c'est ce qui fait l'attractivité du métier.
Loi Hoguet, loi Pinel-Carrez : les cadres réglementaires à connaître
La loi Hoguet du 2 janvier 1970, qui régit les agents immobiliers, ne s'applique pas aux marchands de biens. Le marchand n'agit pas pour le compte d'autrui : il achète et revend pour son propre compte. Il n'a pas besoin de carte professionnelle, pas besoin de garantie financière au titre de l'article L13 de la loi Hoguet. Cette différence est structurelle : un agent immobilier est rémunéré sur la commission, un marchand est rémunéré sur la marge. Le marchand peut toutefois faire appel à un agent immobilier pour la commercialisation de ses opérations, ou à un chasseur de biens pour le sourcing.
La loi Pinel-Carrez (loi du 31 décembre 1975 et ses évolutions) encadre les ventes à la découpe : lorsqu'un immeuble loué est divisé en lots et vendu lot par lot, les locataires en place bénéficient d'un droit de préemption sur leur logement, de délais de notification spécifiques et de protections particulières. La loi Carrez du 18 décembre 1996 impose la mention de la surface habitable au sens loi Carrez dans les actes de vente de lots de copropriété, avec sanction en cas d'erreur supérieure à 5 %. Ces deux cadres doivent être maîtrisés par tout marchand qui touche à la copropriété.
Le rôle décisif du notaire et du courtier en crédit
Aux côtés de l'architecte, le marchand de biens travaille en permanence avec deux acteurs externes. Le notaire : il rédige le compromis et l'acte authentique d'acquisition, vérifie l'origine de propriété, les servitudes, les hypothèques, le règlement de copropriété, recueille l'engagement de revendre article 1115, applique les droits réduits à 0,715 %. Pour la revente, il rédige le compromis et l'acte de revente, calcule la TVA marge ou TVA prix total, vérifie le respect de l'engagement 1115. Le notaire est l'interface fiscale et juridique permanente du marchand.
Le courtier en crédit immobilier ou la banque partenaire : il structure le prêt marchand (souvent appelé « prêt opération » ou « prêt promoteur léger »), qui repose sur le rachat des fonds propres apportés et un crédit de campagne sur 12 à 36 mois. Les taux sont plus élevés que sur un prêt acquisition classique (5-7 % en 2025), les frais de dossier plus lourds, mais le levier permis est essentiel à la rentabilité du métier. Le courtier négocie aussi les garanties (hypothèque, caution, nantissement), les modalités de déblocage par tranches sur travaux, et les frais d'engagement.
Responsabilité décennale et assurance du marchand
Le marchand de biens, dès lors qu'il a fait construire ou rénover lourdement un immeuble qu'il revend, est réputé constructeur au sens des articles 1792 et suivants du code civil. Il engage à ce titre sa responsabilité décennale pendant dix ans à compter de la réception des travaux, pour tout désordre compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. Cette responsabilité ne disparaît pas avec la revente : l'acquéreur peut se retourner contre le marchand-vendeur, même après la sortie de l'opération.
En contrepartie, le marchand doit souscrire une assurance dommages-ouvrage avant l'ouverture du chantier (article L242-1 du code des assurances), qui garantit la réparation rapide des désordres décennaux sans attendre la détermination des responsabilités. Il doit aussi vérifier que chaque entreprise intervenant sur le chantier est couverte par sa propre décennale en cours de validité. L'architecte est tenu de sa propre assurance professionnelle reconnue qui couvre sa responsabilité décennale en tant que concepteur. La défaillance d'une de ces assurances est un risque majeur, qui peut se révéler des années après la revente.
Marchand de biens vs promoteur immobilier : la frontière
Les deux métiers sont cousins mais distincts. Le marchand de biens intervient sur du bâti existant : il achète un bien construit, le transforme éventuellement, le revend. Il ne crée pas de programme neuf de toutes pièces. Sa fiscalité repose sur l'article 1115 (droits réduits 0,715 %) et la TVA marchand de biens. Son cycle d'opération est court : 12 à 36 mois. Le promoteur immobilier conçoit et construit un programme neuf, généralement vendu en VEFA (vente en l'état futur d'achèvement) avant achèvement. Il achète un terrain ou un bâti à démolir, conçoit le projet, dépose le permis, construit, livre. Sa fiscalité relève de la TVA sur prix total. Son cycle est long : 3 à 5 ans.
Beaucoup d'opérateurs mixent les deux activités, soit dans la même structure soit dans des structures distinctes. Une opération de surélévation d'un immeuble existant pour créer trois logements neufs en VEFA combine les deux logiques : achat marchand du droit à surélever sur l'immeuble, construction-vente promoteur des logements neufs créés. La frontière fiscale est sensible : c'est précisément le rôle du notaire et de l'expert-comptable de qualifier chaque opération.
Le marché du marchand de biens en France : chiffres clés
Environ 18 000 marchands de biens actifs en France en 2025. Chiffre d'affaires cumulé de la profession dépassant 60 milliards d'euros par an. Concentration géographique forte : Île-de-France (Paris, 92, 78), Lyon, Bordeaux, Marseille, Toulouse, Lille, Nantes, Nice. Concentration sectorielle : 60 % d'opérations résidentielles (appartements, maisons), 25 % d'opérations mixtes (immeubles à diviser, transformation d'usage), 15 % d'opérations spécialisées (locaux commerciaux, fonds, terrains à bâtir).
Évolution du métier depuis quinze ans : montée en gamme des opérations (de la rénovation simple vers la transformation d'usage et la division), professionnalisation des acteurs (formations diplômantes, certifications, fédérations professionnelles), digitalisation du sourcing (plateformes off-market, outils d'analyse de marché), exigence renforcée sur la performance énergétique (sortie de passoires DPE, valorisation des biens performants à la revente). Le marchand moderne est moins « bricoleur » et plus « chef d'opération » qu'il y a vingt ans — d'où l'importance croissante de la coordination avec un architecte HMONP expérimenté.
Premier projet ou opération régulière : par où commencer
Pour un premier projet, la prudence impose une opération simple : appartement T2 ou T3 en zone connue, rénovation cosmétique ou semi-lourde (cuisine, salle de bains, sols, électricité, peintures), budget travaux maîtrisé (200-400 €/m²), pas de modification structurelle, pas de division, pas de changement de destination. L'objectif est d'apprendre le cycle complet (sourcing, audit, achat, chantier, fiscalité, revente) sur une opération à faible risque, avant de monter en complexité. Marge brute cible : 15-20 %. Délai cible : 9 à 12 mois.
À partir de la deuxième ou troisième opération, on peut monter en gamme : opération avec dépôt de DP, rénovation lourde, division simple en deux lots, mise en place d'une SAS dédiée. À partir de la cinquième ou sixième opération, on accède aux opérations à plus forte marge : division d'immeuble en lots, transformation d'usage, surélévation. À chaque palier, le binôme avec un architecte HMONP devient plus structurant — c'est ce qui permet de scaler l'activité sans diluer la qualité ni rater les délais. Notre page dédiée architecte investisseur Paris détaille la pratique sur le terrain parisien spécifique.