Le PLU communal de Sartrouville et sa modification n°9 du 8 juillet 2025
Sartrouville dispose d'un Plan Local d'Urbanisme communal régulièrement mis à jour. La modification n°9 a été approuvée par délibération du conseil municipal le 8 juillet 2025 et constitue aujourd'hui la version opposable du document. Elle ajuste plusieurs règles concernant l'emprise au sol, les hauteurs maximales, les retraits sur limites séparatives, les destinations admises par zone et certaines règles d'aspect extérieur appliquées au tissu pavillonnaire de Sartrouville.
Le PLU communal de Sartrouville découpe le territoire en plus de trois cents périmètres réglementaires distincts. Cette finesse de zonage est typique d'une ville pavillonnaire à 51 000 habitants sur 8,47 km² : densité moyenne de l'ordre de 6 200 habitants au km², avec des secteurs très contrastés entre le Vieux Pays patrimonial, le Plateau majoritairement pavillonnaire, le Centre-ville et la Gare plus collectifs, les Berges de Seine en transition paysagère et les programmes récents en frange.
Le PLU est consultable sur le site officiel sartrouville.fr (rubrique vivre à Sartrouville, urbanisme) et sur le Géoportail de l'urbanisme. Les pièces opposables comprennent le règlement écrit, les plans de zonage, le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) et les annexes (servitudes, périmètre d'abords MH autour de Saint-Martin, secteurs informatifs).
Un architecte sartrouvillois doit savoir croiser le zonage du PLU communal, le contexte de copropriété éventuelle, les abords MH et la réalité du bâti pavillonnaire. Cette lecture en couches conditionne l'esquisse, la procédure (DP ou PC), le calendrier d'instruction et le calendrier d'AG si vous êtes en copropriété. Sans cette lecture, le projet repart presque systématiquement en pièces complémentaires.
- Modification n°9 : approuvée le 8 juillet 2025 par le conseil municipal
- Découpage : plus de 300 périmètres réglementaires sur la commune
- Document : règlement écrit, plans de zonage, PADD, OAP, annexes
- Service urbanisme : mairie de Sartrouville, place du Général-de-Gaulle
L'église Saint-Martin du Vieux Pays : un patrimoine unique en Île-de-France
L'église Saint-Martin de Sartrouville est l'unique Monument Historique inscrit de la commune. Sa première pierre a été posée en 1009 sous le règne du roi Robert II le Pieux. L'édifice est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1933, ce qui en fait le pivot patrimonial de tout projet d'architecture mené dans le Vieux Pays et dans son périmètre d'abords.
Le joyau du bâtiment est son clocher : élevé entièrement en pierre sur toute sa hauteur et reconstruit au XVe siècle après les destructions de la guerre de Cent Ans, il possède la particularité d'être le seul clocher octogonal en pierre d'Île-de-France. Cette singularité architecturale renforce la sensibilité de tout projet visible depuis le coteau ou depuis la vallée de la Seine. Devant l'église, les derniers ceps de vigne de Sartrouville sont encore cultivés, témoignage du passé agricole du Vieux Pays.
La ville a engagé en 2021 d'importants travaux de restauration sur la flèche (démontage et reconstruction, dépose des cloches), la couverture, les charpentes et les façades. L'édifice abrite plusieurs œuvres d'art remarquables, dont La Charité de Saint Martin, classée objet à l'inventaire des Monuments Historiques en 1965. L'ensemble de ces protections renforce l'attention portée par l'UDAP des Yvelines sur les projets situés dans ses abords.
Concrètement, pour un projet d'architecture mené dans un rayon de 500 mètres autour de l'église Saint-Martin du Vieux Pays de Sartrouville — ou dans un périmètre délimité spécifique selon les cas — l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France est requis. La vérification à l'adresse précise se fait sur le Géoportail de l'urbanisme ou auprès du service urbanisme de la mairie. Un projet préparé sans cette anticipation repart presque systématiquement en pièces complémentaires.
- Édifice : église Saint-Martin du Vieux Pays, première pierre en 1009
- Protection : inscrit MH à l'inventaire supplémentaire depuis 1933
- Singularité : seul clocher octogonal en pierre d'Île-de-France
- Restauration : travaux engagés depuis 2021 sur flèche, couverture, façades
La communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine et ses effets sur Sartrouville
Sartrouville appartient à la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, intercommunalité des Yvelines qui regroupe une vingtaine de communes autour de Saint-Germain-en-Laye, Maisons-Laffitte, Houilles, Le Mesnil-le-Roi, Montesson, Carrières-sur-Seine, Bezons et Sartrouville elle-même. Cette intercommunalité exerce plusieurs compétences structurantes : aménagement de l'espace, politique de la ville, habitat, mobilités, eau et assainissement, gestion des déchets, développement économique.
À Sartrouville, la compétence urbanisme de droit commun reste exercée par la commune : c'est la mairie de Sartrouville, et plus précisément son service urbanisme installé place du Général-de-Gaulle, qui instruit les autorisations d'urbanisme et qui porte le PLU communal. La communauté d'agglomération intervient sur des sujets de cohérence territoriale, de programme local de l'habitat et de mobilités, qui peuvent influencer indirectement les projets sartrouvillois.
Pour un projet d'architecture courant à Sartrouville — pavillon du Plateau, maison du Vieux Pays, appartement du Centre-ville, local commercial sur Maurice-Berteaux — l'interlocuteur principal reste le service urbanisme communal. Mais pour des projets plus structurants ou pour vérifier la cohérence d'une orientation à l'échelle intercommunale, la connaissance du périmètre Saint-Germain Boucles de Seine est utile. Le site saintgermainbouclesdeseine.fr regroupe les documents-cadres applicables au territoire.
Cette articulation entre commune et intercommunalité conditionne aussi la stratégie d'urbanisme à moyen terme. Sartrouville n'est pas une ville isolée : elle s'inscrit dans un bassin de vie marqué par la Seine, par la proximité immédiate du parc régional de la boucle de Montesson, par les axes ferroviaires (Transilien J vers Paris-Saint-Lazare, RER A) et par les polarités voisines de Maisons-Laffitte et Saint-Germain-en-Laye. Un projet d'architecture lit ce contexte avant d'en proposer une réponse.
- Intercommunalité : CA Saint-Germain Boucles de Seine, environ vingt communes
- Compétence urbanisme : exercée par la commune de Sartrouville
- Service urbanisme : mairie de Sartrouville, place du Général-de-Gaulle
- Documents-cadres : programme local de l'habitat, mobilités intercommunales
Tissu pavillonnaire, copropriétés et bâti ancien : la lecture par typologie à Sartrouville
Sartrouville est majoritairement pavillonnaire. La commune s'est largement constituée dans les années 1920 et 1930 pour accueillir les populations attirées par les emplois des activités industrielles installées le long de la Seine. Cette histoire urbaine se lit encore aujourd'hui dans la trame des rues, dans les profils de parcelles, dans les typologies de maisons (maisons de bourg du Vieux Pays, pavillons mitoyens du Plateau, meulières de la boucle de Montesson, maisons de ville Maurice-Berteaux et Pereire) et dans la densité variable selon les secteurs.
À côté de ce tissu pavillonnaire dominant, le Centre-ville et le quartier de la Gare concentrent un parc collectif plus dense. La proximité de la gare RER A — desservie par les branches A3 vers Cergy et A5 vers Poissy, ainsi que par la ligne Transilien L — a soutenu le développement de copropriétés modernes et récentes autour de la place du Général-de-Gaulle, du marché Maurice-Berteaux et des axes commerçants. Le projet d'extension du RER E vers l'ouest s'arrête à Houilles-Carrières et ne dessert pas directement Sartrouville, mais les correspondances RER A et Transilien restent structurantes pour la mobilité.
Le bâti ancien du Vieux Pays mérite une attention spécifique. Au-delà de l'église Saint-Martin elle-même, le tissu environnant garde des traces du village agricole : volumes simples, enduits traditionnels, tuiles plates, lucarnes en bâtière, clôtures basses en moellons, derniers ceps de vigne. L'avis de l'UDAP des Yvelines y porte sur la cohérence avec cette identité, pas seulement sur l'aspect extérieur isolé d'un projet.
La lecture par typologie est donc la première étape d'un projet à Sartrouville. Une extension sur le Plateau ne se traite pas comme une rénovation au Vieux Pays. Une surélévation dans Pereire n'obéit pas aux mêmes règles qu'un changement de destination sur Maurice-Berteaux. Une rénovation en copropriété autour de la Gare appelle des arbitrages différents d'une intervention sur une meulière des Berges de Seine. C'est ce travail d'identification qui transforme une intuition de projet en dossier instruisable.
- Tissu dominant : pavillonnaire constitué dans les années 1920 et 1930
- Centre-ville et Gare : parc collectif autour du marché Maurice-Berteaux
- Vieux Pays : bâti ancien sensible aux abords de Saint-Martin
- Desserte : RER A branches Cergy et Poissy, Transilien L, gare de Sartrouville
Performance énergétique et calendrier passoires : un enjeu massif sur le parc sartrouvillois
Une part importante du parc privé sartrouvillois est antérieure à 1990. Les pavillons des années 1920-1930 du Plateau et de Pereire, les maisons d'avant-guerre du Vieux Pays, les meulières de la boucle de Montesson, les programmes collectifs des Trente Glorieuses autour de la Gare et de Maurice-Berteaux concentrent aujourd'hui une forte proportion de logements classés E, F ou G au DPE. Ce constat structure une part importante de la demande d'accompagnement architectural.
Le calendrier d'interdiction de location issu de la loi Climat et Résilience se durcit progressivement : G interdit en 2025, F en 2028, E en 2034. À Sartrouville, cela concerne une part majeure du parc privé. Sans plan d'action, ces biens deviennent inlouables et leur valeur de marché décroche. Pour un propriétaire bailleur ou un investisseur en cours d'achat, l'audit énergétique en amont du compromis est devenu un préalable de bon sens.
La réhabilitation énergétique à Sartrouville peut bénéficier de MaPrimeRénov', MaPrimeRénov' Copro pour les copropriétés en rénovation globale, des aides Anah, des certificats d'économies d'énergie et des aides locales éventuelles relayées par la mairie ou par la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine. Selon le profil et le DPE initial, l'éco-PTZ et l'éligibilité TVA réduite peuvent s'ajouter. L'architecte est souvent obligatoire dans le montage des aides en assistance à maîtrise d'ouvrage ou en maîtrise d'œuvre, particulièrement sur les copropriétés du Centre-ville.
Concrètement, un projet de rénovation à Sartrouville doit aujourd'hui intégrer la dimension énergétique dès l'esquisse. La séparation entre rénovation cosmétique et rénovation lourde n'a plus vraiment de sens : la cohérence du projet sur 10 à 15 ans demande de traiter les passoires énergétiques en parallèle de la redistribution intérieure ou du traitement de façade. C'est aussi le bon moment pour réfléchir à l'isolation thermique par l'extérieur, sous réserve de compatibilité avec les abords MH et avec le règlement du PLU communal de Sartrouville.
- Calendrier interdiction location : G 2025, F 2028, E 2034
- Aides mobilisables : MaPrimeRénov', MaPrimeRénov' Copro, Anah, CEE, éco-PTZ
- Architecte obligatoire : souvent en AMO ou MOE pour les aides Copro et Anah
- Parc sensible : pavillons d'entre-deux-guerres, copropriétés d'après-guerre
Mobilités et géographie : la Seine, la boucle de Montesson et la gare de Sartrouville
Sartrouville s'étend sur 8,47 km² au cœur de la boucle de Montesson, frange est du département des Yvelines. La Seine borde la commune au sud et à l'ouest, dessinant les Berges de Seine et les transitions paysagères avec Le Mesnil-le-Roi et Maisons-Laffitte. La plaine maraîchère de la boucle de Montesson, l'une des dernières grandes zones agricoles d'Île-de-France, constitue une frange ouest structurante pour le paysage et pour les continuités écologiques.
La gare de Sartrouville est un nœud de mobilité majeur. Elle est desservie par le RER A sur ses branches A3 (Cergy-Le-Haut) et A5 (Poissy), ainsi que par la ligne Transilien L. Cette double desserte fait de Sartrouville l'une des polarités tertiaires et résidentielles de l'ouest francilien, avec une demande forte de logements collectifs autour de la gare et une attractivité particulière pour les copropriétés modernes du Centre-ville et de Maurice-Berteaux.
Le projet d'extension du RER E (EOLE) vers l'ouest a fait l'objet de débats : si la possibilité d'un arrêt à Houilles-Carrières et/ou à Sartrouville a été étudiée, seule la gare de Houilles a finalement été retenue dans le projet définitif. Les utilisateurs sartrouvillois bénéficieront néanmoins indirectement de l'amélioration du réseau, avec des correspondances renforcées sur RER A. Des aménagements acoustiques sont prévus à Sartrouville et à Houilles pour protéger les riverains du bruit ferroviaire.
Cette géographie influence directement la stratégie d'urbanisme et donc la conduite d'un projet d'architecture à Sartrouville. Densification autour de la gare et du Centre-ville, préservation pavillonnaire sur le Plateau et à Pereire, valorisation patrimoniale du Vieux Pays, attention paysagère sur les Berges de Seine et en frange de la boucle de Montesson : chaque secteur appelle une grille de lecture spécifique, traduite dans les périmètres du PLU communal de Sartrouville.
- Surface : 8,47 km² au cœur de la boucle de Montesson
- Gare : RER A branches Cergy (A3) et Poissy (A5), Transilien ligne L
- RER E (EOLE) : terminus à Houilles, pas d'arrêt à Sartrouville
- Paysage : Seine, plaine maraîchère de la boucle de Montesson